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Le bruit des glaçons

Duo chorégraphié pour bars et cafés

Synopsis


Le bruit des glaçons résonne pour celles et ceux qui goûtent à la solitude d’un soir, pour les jeunes, les vieux et les vieilles, les piliers de comptoir, ceux qui ne font que passer. Elles sont femmes, amies, qui se découvrent, s’entraident, s’élèvent. Elles sont sœurs qui se soutiennent, se défient avec malice et tendresse.


Les interprètes se jouent de la performativité qui émane des soirées dans les bars. Alors que l’effervescence de la nuit s’éveille, le duo prend l’espace à bras le corps et s’élance avec fougue dans une danse incisive et endiablée.


Le bruit des glaçons c’est l’urgence d’investir un lieu où les gens se rassemblent, pour se rapprocher d’eux et désacraliser la performance contemporaine, la détourner pour en faire un vecteur de partage.


La partition chorégraphique est donc pensée comme une évolution de l’individu vers la communauté. Les performeuses se placent en “tisseuses de lien”, entre elles, l’espace, le public. On observe, on s’observe, puis on fait groupe, le sourire aux lèvres.



Le processus créatif


Adèle et Emma collaborent sur la création Le bruit des glaçons, duo chorégraphié pour bars et cafés. Il paraissait essentiel d’investir un lieu où les gens se rassemblent, pour se rapprocher d’eux et désacraliser la performance contemporaine, la détourner pour en faire un vecteur de lien et de partage. Cette première création marque ainsi le besoin de se positionner en tant que chorégraphes émergentes et interprètes sur des questions primordiales : Pour qui danse-t-on ? Pour qui créons-nous ?

Entre 2020 et 2021, la pièce se dessine lors de résidences de création soutenues par l’association Ah? (79) et le dispositif “Nouvelle(s) Danse(s)” (33).


Emma et Adèle créent alors la pièce dans des bars et cafés où elles rencontrent les habitué.e.s, les client.e.s, échangent avec elles et eux. Les temps de répétition sont partagés avec les client.e.s présent.e.s, souvent des habitué.e.s.

Les chorégraphes ont questionné le positionnement des artistes concernant leur relation à l’espace, aux gens, lors des temps de créations et performances délocalisées (hors théâtres).

Comment se positionner sans envahir l’espace des usagers d’un lieu ? Comment “faire partie de” et non pas imposer ? Une réelle négociation s’enclenche alors, entre l’espace, ses usagers et les artistes.

Le fait de s’inscrire dans le lieu de performance, de travailler avec les usagers, les patron.ne.s, a permis d’aborder le bar ou café comme un espace indépendant, avec ses règles, ses mouvements, comme une machine déjà en marche. Peu importe que Le bruit des glaçons résonne ce soir-là ou non, la vie du lieu n’est pas suspendue.


Le travail autour de cette création a été de considérer comme spectateur toute personne présente dans le lieu où le duo se produit, effaçant alors toute “hiérarchisation” du public. Les interprètes partagent ce spectacle avec celles et ceux qui ont décidé d’assister à la performance, comme celles et ceux déjà présents sur le lieu ou qui ne sont que de passage.

Le rapport des danseuses à l’espace, au public, aux mouvements du lieu, ont été des piliers dans la construction dramaturgique de la pièce.


La démarche de création de ce spectacle, sa dramaturgie, les designs sonores, les costumes, la non hiérarchisation du public, sont autant de composantes qui convergent vers la réelle volonté de construire un spectacle fin et accessible dans un contexte in situ.


La partition chorégraphique est pensée comme une évolution de l’individu vers la communauté. L’observation de différentes manières d’être dans un lieu comme le bar, qui réunit autant qu’il peut isoler, a nourri la création du spectacle. Les performeuses se placent en “tisseuses de lien”, entre elles, l’espace, le public, avec autant de combinaisons possibles.


Ainsi, au fur et à mesure du spectacle, les interprètes amènent les membres du public à s’observer. Celui-ci devient témoin des faits et gestes des uns des autres, à la fois spectateur de la vie du lieu et de l’histoire de ces deux femmes. La partition composée de moments chorégraphiés et de moments d’improvisation où le public est pris à parti, permet que ces liens varient lors de chaque représentation. L’adaptation du spectacle à chaque lieu induit une constante adaptation de la chorégraphie et une réactivité d’interaction avec le public.


Le vocabulaire chorégraphique a de contemporain le simple fait qu’il soit créé aujourd’hui. La danse est rythmée, incisive, quotidienne, absurde, joyeuse. Elle est personnelle, imprégnée par des soirées entières passées à danser, par le bagage commun de leur formation et leur expérience en danses traditionnelles.



Chorégraphie & Interprétation  Adèle Diridollou, Emma Pocq

Dramaturgie  Ella Holappa


Durée  40 minutes

Tout Public


Soutiens  Festival Ah? (Parthenay, FR), Dispositif Nouvelle(s) Danse(s) (Bordeaux, FR)


 

PASSÉ


Dates

Chaud Show, Bordeaux (FR)

La soirée qui nous a manqué, Paris (FR)

Diff'art, Parthenay (FR)

La Maison sur la Place, Ambrugeat (FR)

Lucca, Bordeaux (FR)

Le Minus, Bordeaux (FR)

La Fabrik, Saint-Pardoux (FR)

Le Voyou, Aurillac (FR)

Le Bar Radis, Grenoble (FR)

Le Café Foch, Grenoble (FR)

Paraplü, Detmold (DE)

Café Cup, Detmold (DE)

Les Amarres, Paris (FR)

La Trockette, Paris (FR)

Artistes invitées Café Theatre Festival, Utrecht (NLD)

Festival International des Arts de la Rue d'Aurillac (FR)

Le Bar commun, Paris (FR)

L’envers du Bocal, Poitiers (FR)

Festival D’ici Danse, St-Germain du Puch (FR)


Résidences

La FabiK, Saint-Pardoux (FR)

Festival Ah?, Parthenay (FR)

La Clé du Quai, Bordeaux (FR)

Dispositif Nouvelle(s) Danses(s) soutien à la création, Bordeaux (FR)

Le Baratin, Parthenay (FR)





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